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Odile THIVILLIER a rédigé pour vous, une synthèse de la journée de réflexion sur le Conseil en évolution professionnelle, journée qui a eu lieu au CNAM, le 11 octobre, proposée conjointement par la revue Education Permanente, l’AFPA et le CNAM

Objet mal identifié ou prestation « réchauffée » ?

Qu’est-ce que le Conseil en Evolution Professionnelle ?

Quelques éléments de l’histoire du CEP

Institué par la loi du 14 juin 2013, relative à la sécurisation de l’Emploi, le CEP voit par la loi du 5 Mars 2014 se préciser ses contours et jouer un rôle complémentaire au CPF (Compte Personnel de Formation). Il trouve sa cohérence dans la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Elle fait du CEP un levier fort de l’accompagnement pour les personnes confrontées à une obligation de changement professionnel (généralement dans le cadre d’un licenciement ou d’une rupture) ou qui choisissent de réaliser une transition professionnelle.

Quelle place pour le CEP actuellement ?

Sur le plan politique, le CEP répond au projet du gouvernement actuel qui est de se placer dans une logique de flexi-sécurité afin de répondre aux différentes tensions du marché du travail
La loi du 5 septembre 2018 sur la sécurisation des Parcours Professionnels, ne donne pas toutes les clarifications attendues par la profession et par les intervenants de l’accompagnement. Subsistent les questions suivantes :

  • Qui va actionner ce levier ?
  • Qui va le mettre en œuvre ?
  • Qui le financera ?
  • Quel en est le contenu ?

On parle de 3 grandes étapes nécessaires à la mise en œuvre du CEP, qui définit une répartition des rôles ou une division du travail, en matière de CEP :

  • L’orientation de l’individu
  • L’élaboration et la définition du projet
  • Un accompagnement dans la mise en œuvre du projet

Les acteurs concernés seront : les « clients », les opérateurs du Service Public de l’Emploi (Pôle Emploi, APEC, OPACIF, missions locales, et Cap Emploi …), les prestataires en accompagnement (CIBC, cabinet de consultants, coachs …) sans oublier les entreprises publiques et privées, qui ont-elles aussi un rôle à jouer , et que certaines jouent déjà.
La cible comprendra les demandeurs d’emploi et la population active. Quid des étudiants ?
On sait que l’agence « France Compétences » remplaçant  (FPSPP, Cnefop, Copanef) sera chargée de publier et de lancer les appels d’offres permettant de sélectionner les prestataires.

Quelle posture pour les conseillers en évolution professionnelle ?

  • Médiateur
  • Facilitateur
  • Informateur
  • Ingénieur de dispositifs
  • Pilote de dispositifs

Quelle certification pour ce « nouveau métier » qui fait déjà partie des métiers de l’accompagnement : conseiller, coach, prestataire de bilan de compétences, de VAE, psychologue, conseiller mobilité carrière, conseil en parcours professionnel …
Beaucoup de questions et peu de réponses, et qui en même temps laissent la place à l’initiative et la création.
Le Cercle National du Coaching, affiche clairement son souhait de contribuer à la structuration de la profession. Il affiche et montre aussi par ses actions, sa volonté d’accompagner les professionnels de l’accompagnement dans leur professionnalisation d’une part, et dans leur nécessaire adaptation aux questions actuelles que pose la transition professionnelle dans notre société et notre environnement culturel, économique, politique.
Je recommande la lecture de :
Du hors-série de l’AFPA sur le CEP en collaboration avec la revue « Education Permanente » : le conseil en évolution professionnelle : rupture ou continuité ?
2 guides repères signés par le COPANEF et la DGAFP
Les travaux du CNAM sur les 14 compétences clés du Conseil en Evolution Professionnelle

Odile THIVILLIER
Consultante coach certifiée référente
Secrétaire du CNC