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La posture de coach dans les bilans de compétences

Par Bertrand Kauffmann & Jean-Louis Vincent

Le bilan de compétence, un peu comme le bilan comptable, est le résultat, le solde entre « débit et crédit »
Débit : je possède les compétences
Crédit : j’ai envie de ……….faire autre chose, QUELQUE CHOSE
On tire alors un solde :
Le résultat est sans appel :

  • Oui je peux le faire
  • Oui, je peux le faire, mais avec une formation
  • Non, finalement je suis bien comme je suis,  je viens de le VALIDER, et je pense peut-être le faire autrement, ou autre part …..

Cette introspection, complète, professionnelle, est rendue possible par un jeu, entre autres choses, de questionnements, par des outils, des tests, et un bon meneur.
C’est un réel plus d’avoir une approche de coach en transition professionnelle et bilan de compétences.
C’est là l’art de la maïeutique.
Mettre en place dans le travail d’accompagnement/coaching/médiation, selon qu’il peut se nommer, une posture permettant de :

  • établir un espace de travail où règnent confidentialité, respect et confiance.
  • respecter l’interlocuteur par l’acceptation de son parcours, de ce qu’il échange ou ne veut pas échanger, de ce qui fait ce qu’il est, au moment du travail mené.
  • être suffisamment attentif aux propos et attitudes de son interlocuteur pour attraper « au vol » des signifiés sur lesquels il pourrait être intéressant de travailler.
  • proposer des points de réflexion, mais ne pas les imposer.
  • suggérer des investigations systématiques dès qu’une réflexion ou situation s’y prête.
  • générer des conflits cognitifs en relation avec l’objectif à atteindre.
  • refuser la notion de conseil.
  • refuser toute manipulation ou incitation de choix, mais permettre à l’interlocuteur de choisir en fonction de son parcours, de ses singularités, de ses capacités ou volontés d’investissement dans un projet.
  • éviter l’autocensure de la part du consultant quant aux questions restant naturellement liées au travail mis en œuvre et qui pourraient lui apparaître statistiquement inopérantes.

Et de rendre possible l’émergence, le DECLIC, qui fait que le bénéficiaire du Bilan SAIT !!

C’est la réunion de ces techniques et de cette posture particulière qui fait du bilan un formidable outil de repositionnement professionnel, voire…social.