Newsletter

Inscription à notre newsletter

Le coach, un passeur qui emmène son client d’un état instable peu agréable vers un autre état plus stable

Ma posture en tant que coach en dehors de mon cabinet de psychologie (coaching de développement, transition professionnelle, prise de poste, orientation, reconversion, négociations salariales, coachings de stress, et de motivation), différente de celle du consultant en bilan de compétence, encore différente du conseil, ou d’une thérapie brève est celle d’un passeur qui emmène son client d’un état instable peu agréable vers un autre état plus stable. Mes interventions de coaching individuel professionnel au sens défini par la SFC et l’ICF s’adressent à des clients qui  s’auto-prescrivent  la démarche. Il m’est toutefois arrivé d’expérimenter la tripartite et d’intervenir en coaching d'équipe. Avant de m’engager, je valide les  contre-indications (besoin d’acquisition ou de renforcement de capacités techniques, recherche d’expertise, prédominance de souffrance psychique, prise de décision par rapport à une procédure juridique.). Si les  bénéficiaires sont des  managers cadres supérieurs je ne me vis pas pour autant comme «  coach de dirigeant ». Dans un espace protégé, j’essaie d’être  mon propre instrument ; dans des relations de partenariat, autonomie dans l’interdépendance. Les  méthodes et outils que je mobilise relèvent de la systémique, des approches TCC et orientées vers la solution. Je travaille avec les représentations de mes clients. En coach constructiviste je veille à ne pas heurter l’écologie de l’autre, ne pas appréhender l’autre comme une entité individuelle, mais interactionnelle, à respecter le principe de précaution, veiller à mes erreurs. Agissant  non sur la réalité de mon client, mais sur sa représentation de la réalité je travaille sur la réalité de 2ème ordre. Utilisant le recadrage  ma démarche, différente de la démarche linéaire classique, passe par  la découverte de la rétroaction. J’utilise le principe du système ouvert  le changement 1 et 2.. Je m’appuie chaque fois que nécessaire sur des accréditations (Triptyque Compétences, questionnaires 360° Leader, SOSIE, MBTI..). En supervision, luxe ou nécessité, j’aime prendre mon espace  pour analyser les éléments contre transférentiels  pour me  prémunir contre les risques de décharges sur le client, la dérive contre le travail de conseil et d’élaboration de solutions toutes faites non produites par le coaché. J’ai eu beaucoup de plaisir à me mettre en situation d’écrire cette présentation oubliant combien elle est imparfaite ou comment je suis devenue coach et comment je pourrai le rester si je reprends  Daniel Widlöcher.

Sophie Élise BELLAÏCHE
Psychologue