Penser et coacher à l'âge de l'intelligence artificielle

Un séminaire d’une journée pour coachs professionnels expérimentés
organisé par le Cercle National du Coaching (Paris 7e)

Une journée pour interroger ce que l’IA change dans notre manière de penser, de comprendre et d’accompagner

L’intelligence artificielle ne se contente plus d’automatiser certaines tâches du coach. Elle questionne, reformule, établit des rapprochements et peut donner à celui qui échange avec elle le sentiment d’être compris.

La question n’est donc plus seulement de savoir ce qu’elle peut faire à la place du coach. Son entrée dans nos échanges nous conduit à interroger ce que nous appelons comprendre, interpréter, juger et accompagner.

À partir d’expériences et de situations de coaching, cette journée propose de mettre l’IA à l’épreuve de l’accompagnement et, réciproquement, nos conceptions du coaching à l’épreuve de l’IA.

Elle est issue des travaux conduits par le Comité Scientifique du Cercle National du Coaching et des réflexions développées dans son prochain Livre blanc consacré à l’intelligence artificielle et au coaching.

Le fil rouge de la journée

Que devient notre manière de penser et de coacher lorsque la machine entre dans le processus même de pensée et d’accompagnement ?


I. Faire l’expérience de ce que produit l’IA

1. Quand on se sent compris par une IA

Une IA peut questionner, reformuler et produire une réponse qui nous paraît étonnamment juste. Nous pouvons alors éprouver le sentiment qu’elle nous a compris.

Expérience : confronter plusieurs réponses à une même situation sans savoir lesquelles proviennent d’un humain ou d’une IA.

Questions : à quoi reconnaissons-nous la compréhension ? Qu’est-ce qui nous fait dire d’une réponse qu’elle est « juste » ? Que change le fait de savoir qu’elle a été produite par une machine ?

2. Se confier à une machine

Nous pouvons confier à une IA nos hésitations ou nos difficultés et constater que ses réponses agissent sur notre réflexion, alors même qu’elle n’éprouve rien de ce que nous lui confions.

À partir notamment du débat entre Geoffrey Jefferson et Alan Turing, nous interrogerons les critères auxquels nous reconnaissons une pensée et une compréhension chez autrui.

Question : quelle est la nature d’un échange dans lequel celui qui nous répond n’a pas besoin de nous comprendre pour agir sur notre pensée ?

3. Que peut connaître de nous la machine ?

À partir de ce que nous lui disons, une IA peut faire apparaître des rapprochements et des cohérences que nous n’avions pas perçus.

Nous entrerons, sans programmation, dans le fonctionnement d’un modèle de langage : tokens, représentations numériques, apprentissage, régularités et prédiction.

Cas travaillé : une personne hésite à quitter son entreprise. L’IA fait apparaître dans son récit une dimension à laquelle elle n’avait pas pensé et dans laquelle elle se reconnaît.

Question : que se passe-t-il lorsque nous faisons nôtre une représentation de nous-mêmes produite par la machine ?


II. Mettre les réponses de la machine à l’épreuve

4. Quand la question construit la réponse

La formulation de la question, les éléments retenus et les présupposés du prompt contribuent à construire l’espace dans lequel la réponse de l’IA devient possible.

Expérience : soumettre une même situation à l’IA à partir de cadrages différents.

Nous examinerons comment une réponse plausible peut acquérir pour nous le statut d’une interprétation et comment éviter de transformer sa cohérence en vérité sur la personne.

5. Le réel déborde le texte

La machine travaille à partir de ce qui peut entrer dans son calcul. Or tout ce qui agit dans une situation humaine n’est pas nécessairement formulé.

Une hésitation, un silence, une contradiction ou simplement le sentiment que « quelque chose ne colle pas » peuvent déplacer notre compréhension avant même que nous sachions les nommer.

Travail sur des situations de coaching : confronter ce qui est dit, la manière dont cela est dit et ce que cela semble dire de celui qui parle.

Question : comment une interprétation peut-elle être mise à l’épreuve de ce qui arrive dans la rencontre ?

6. Du calcul au jugement

Une IA peut rapprocher de nombreux éléments, produire des scénarios et explorer leurs conséquences. Mais accorder une valeur à ce qu’elle produit dans une situation singulière engage un jugement et une responsabilité.

Nous distinguerons réponse, interprétation et jugement et examinerons la manière dont une production de la machine peut entrer dans notre propre processus de décision.

Question : à quel moment passe-t-on d’un résultat produit par le calcul à un jugement dont quelqu’un doit répondre ?


III. Quand l’IA entre dans le coaching

L’IA n’est pas seulement un outil dont le coach peut se servir. Le coaché peut lui aussi arriver avec des analyses élaborées avec une IA, confronter à la machine ce qui s’est dit en séance ou poursuivre avec elle sa réflexion entre deux rencontres.

La machine peut ainsi devenir un troisième terme de l’accompagnement.

7. Repenser la pratique du coach

Cette présence nouvelle interroge la place de la question et de la réponse, la position basse du coach, le travail d’élaboration du coaché, le jugement professionnel, la confidentialité et la responsabilité.

À partir de situations concrètes, nous travaillerons notamment sur quelques questions :

  • Que peut-on confier à l’IA avant, pendant ou après une séance ?
  • Que devient la position basse du coach face à une machine construite pour répondre ?
  • Comment travailler avec une interprétation que le coaché rapporte de son dialogue avec une IA ?
  • À quel moment la réponse de la machine risque-t-elle de court-circuiter le travail d’élaboration ?
  • Quelles informations concernant le coaché peuvent être confiées à une IA ?
  • Qui assume la responsabilité de ce qui est élaboré avec son concours ?

La journée conduira chaque participant à expliciter les principes qui guideront ses propres usages de l’IA.

Question finale : quelle place voulons-nous donner à l’IA dans le processus de coaching ?


Animateur

Michel Bré, en charge du Comité Scientifique du CNC

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Prix : 850 €

Prochaines sessions :

    • 20 novembre 2026 à Distance

de 9h à 17h30

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    > Questions fréquentes Coaching et Intelligence Artificielle

    L'IA peut-elle remplacer un coach professionnel ?

    Non. Si l’IA peut automatiser certaines tâches d’analyse ou de questionnement, elle ne peut pas reproduire la qualité de présence, le discernement relationnel et l’éthique d’accompagnement d’un coach professionnel certifié. Ce séminaire vous aide à articuler et renforcer cette valeur irremplaçable.

    En quoi ce séminaire est-il différent d'une formation au prompt ou aux outils IA ?

    Ce séminaire ne porte pas sur l’utilisation des outils IA. Il traite de la posture du coach face à l’IA : comment préserver et renforcer votre valeur professionnelle dans un contexte d’automatisation croissante.

    Ce séminaire est-il adapté aux coachs débutants ?

    Il s’adresse principalement aux coachs expérimentés (certifiés ou en fin de formation). Les débutants peuvent participer, mais le contenu suppose une pratique du coaching déjà engagée.

    Le séminaire est-il éligible à la supervision ou à la formation continue ?

    Renseignez-vous auprès du CNC pour les conditions de prise en charge ou de valorisation dans votre parcours de développement professionnel.

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